La formation, unique en son genre, est répartie en quatre modules offrant une approche transversale de la francophonie. Les rapports entre le Nord et le Sud, entre le centre « français » et les périphéries « francophones » y sont étudiés dans une perspective postcoloniale. La mise en évidence de la notion contradictoire de partage de la langue française ouvre une réflexion essentielle sur les inégalités issues de la colonisation et sur la confrontation à cette histoire. Elle permet d’appréhender des enjeux tels que la migration, les industries culturelles, les échanges artistiques, la provenance des archives, ou encore la création dans l’espace francophone.
En plus de connaissances théoriques indispensables, le CAS offre également une dimension pratique et professionnalisante. De nos jours, en effet, il est impératif pour les professionnel-le-s d’acquérir des compétences pointues dans l’analyse critique des productions culturelles, dans la recherche documentaire et dans les humanités numériques. L’accent est donc porté sur l’élaboration de réflexions critiques quant à la gestion des documents (papiers, audiovisuels) ainsi qu’aux défis et opportunités du numérique dans la mise en commun de patrimoines à l’intérieur de l’espace francophone.
Les étudiant-e-s pourront travailler sur des documents numérisés et commentés grâce à une équipe de recherche composée d’une chercheuse suisse et d’un chercheur sénégalais, et dirigée par Matthieu Gillabert. Ce projet inventorie des archives des années 1970 portant sur l’espace francophone et plus particulièrement sur les relations entre la Suisse et le Sénégal.
Exclusivement en ligne et au bénéfice d’un encadrement pédagogique très accessible, le CAS en études francophones offre un maximum de flexibilité. Il a été spécialement conçu pour des professionnel-le-s souhaitant se spécialiser dans la francophonie et plus largement dans les enjeux culturels globaux, et travaillant à plein temps.