Ce projet visait à décrire l'émergence, le développement et le fonctionnement de différents systèmes mnésiques parallèles chez les enfants et les adultes au développement typique, ainsi que chez les personnes atteintes du syndrome de Down (trisomie 21 ou T21) ou du syndrome de Williams (SW).
Ce projet visait à décrire l'émergence, le développement et le fonctionnement de différents systèmes mnésiques parallèles chez les enfants et les adultes au développement typique, ainsi que chez les personnes atteintes du syndrome de Down (trisomie 21 ou T21) ou du syndrome de Williams (SW).
Les recherches menées chez l'animal et chez l'être humain ont montré que le cerveau possède plusieurs systèmes mnésiques parallèles, mais dissociables. Dans notre laboratoire, nous nous intéressons aux interactions entre le système de mémoire « cognitive » (également appelé déclarative ou explicite), dépendant de l'hippocampe et codant les informations sous forme de représentations relationnelles flexibles, et le système de mémoire des habitudes (« habit memory »), dépendant du striatum dorsal et codant les informations sous forme d'associations fixes entre un stimulus et une réponse.
Alors que la majeure partie de nos connaissances sur l'existence et les interactions entre ces deux systèmes mnésiques provient d'études portant sur la mémoire spatiale, ce projet visait à comprendre comment ces deux systèmes interagissent en dehors du domaine spatial. Les interactions entre ces différents systèmes mnésiques ont été étudiées chez des enfants et des adultes au développement typique, ainsi que chez des personnes présentant des atteintes connues des processus cognitifs dépendants de l'hippocampe, notamment les personnes atteintes du syndrome de Down ou du syndrome de Williams.
Dans l'ensemble, cette série d'études a montré que l'apprentissage dépendant de l'hippocampe n'est pas encore pleinement développé chez les jeunes enfants, confirmant ainsi nos observations dans le domaine spatial. Les résultats ont également montré que, bien que l'apprentissage dépendant de l'hippocampe soit altéré chez les personnes atteintes du syndrome de Williams et du syndrome de Down, cette altération est plus marquée chez les personnes atteintes du syndrome de Williams, confirmant là encore nos résultats dans le domaine spatial. Plus généralement, ces travaux ont mis en évidence que des analyses individuelles détaillées sont indispensables pour tirer des conclusions fiables sur les processus cognitifs impliqués dans la résolution de tâches mnésiques complexes.