La nourriture est-elle plus gratifiante pour les individus présentant une obésité que pour ceux ayant un poids corporel sain ?
Nous avons étudié les fondements psychologiques et cérébraux des mécanismes de récompense alimentaire chez les patients souffrant d’obésité. Plus spécifiquement, nous avons examiné deux sous-composantes de la récompense alimentaire : i) le plaisir ressenti durant la consommation (le « liking » ou appréciation hédonique) et ii) l’effort qu’un individu est disposé à investir pour obtenir de la nourriture (le « wanting » ou désir motivationnel).
Des participants ayant un poids corporel sain et des participants présentant une obésité se sont vu présenter des solutions liquides (telles qu’un milkshake au chocolat) tandis que leur activité cérébrale était enregistrée. À cet effet, nous avons utilisé un gustomètre, un dispositif permettant l’administration de liquides avec une extrême précision et compatible avec l’IRMf (Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle).
Notre objectif était de comprendre comment les mécanismes de récompense alimentaire diffèrent entre les individus ayant un poids corporel sain et ceux présentant une obésité, mais également comment ils évoluent chez les individus ayant perdu du poids suite à une obésité.