« Je ne suis pas complotiste, mais… »
Qui n’a jamais prononcé, ou entendu, cette phrase, juste avant d’évoquer un doute jugé « légitime », une coïncidence troublante ou une information « qu’on nous cacherait » ? Depuis quelques années, les théories du complot se sont installées dans l’espace public, des attentats du 11 septembre aux vaccins, du climat aux Illuminati, de la Terre plate à la 5G. Leur succès n’a rien d’un hasard. Il s’enracine dans des mécanismes psychologiques universels, les biais cognitifs, mais aussi dans des phénomènes sociaux et communicationnels, comme la méfiance croissante envers les institutions et une circulation de l’information en ligne plus rapide que jamais.