Professeur Matthias Maalouli-Hartmann
Penser est associé à une activation du cortex préfrontal ainsi qu’à certaines fréquences cérébrales. Impossible toutefois de localiser précisément une pensée donnée, puisqu’elle naît dans un immense réseau neuronal qui est aussi lié à la mémoire, aux perceptions sensorielles et aux émotions. Comment et où exactement une pensée naît dans ce réseau, comment elle arrive à notre conscience . . . cela reste un mystère.
Oui. Les personnes de référence jouent un rôle décisif dans la manière dont une personne gérera les succès ou les échecs. Un enfant qui est régulièrement félicité pour ses capacités considérera que ce dont il est capable ou non est immuable. Les échecs seront frustrants, car attribuables à un manque de capacité. En revanche, un enfant qui est félicité pour ses efforts et son plaisir percevra ses capacités comme pouvant évoluer. De la sorte, il reste motivé face à un échec, qu’il n’attribue pas à une incapacité, mais simplement à où il se trouve sur sa courbe d’apprentissage.
Les pensées positives peuvent engendrer une représentation cognitive d’un résultat désirable et occupent ainsi une place dans notre mémoire. De la sorte, notre attention et nos actions s’orientent, dans une certaine mesure, automatiquement vers cet objectif. Cela marche surtout avec des objectifs concrets et atteignables et lorsqu’on fait des liens conscients entre situation et réaction (si la situation X se présente, alors je réagirai de la manière Y). Le fait de simplement se complaire dans des pensées positives ne nous apporte pas grand-chose, si ce n’est un bref boost de la motivation et de l’humeur.
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