Projet « Human Economy: Rethinking Economic Human Rights in the Global Economy »

Problématique et objectif
Le projet "Human Economy" repense les droits économiques au travail et à des conditions de travail justes et équitables inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l'homme à la fin des années 1940. Il est clair que ces droits ne sont aujourd'hui pas garantis. Près 200 millions de personnes à travers le monde sont sans emploi. Même parmi celles qui ont un emploi, 1,4 milliard de personnes travaillent dans de mauvaises conditions. Une des raisons avancées est que les systèmes économiques tant socialiste que capitaliste ont trop orienté leur effort à fournir une quantité suffisante de travail équitable, parfois inutile ou même préjudiciable pour la société. Ceci s'explique en partie par le dogme du travail et les valeurs sociales qui sont attribuées au travail. L'objectif du projet est de chercher à réduire la nécessité de travailler, c'est-à-dire accroître la liberté de l'individu face au travail comme possible solution aux problèmes liés à l’emploi.

Contexte scientifique et sociétal
Au-delà des discussions les plus actuelles en "économie et droits de l'homme" qui tendent à ce que les entreprises respectent les droits économiques, notamment, cette recherche présente le nouveau modèle d’ « économie humaine » dont l'une des finalités est d'affranchir progressivement l'être humain de la nécessité de travailler. L’économie humaine a pour point de départ que l'être humain n'est pas qu'un simple travailleur, capital productif, souvent nommé capital humain dans la littérature économique. Ce modèle repense le potentiel et les coûts humains que peuvent engendrer le travail traditionnel en vue de déterminer si, au fond, nous ne travaillons pas de manière inutile. Accroître la liberté face au travail pourrait alors devenir alternative au courant actuel, impraticable, qui consiste à vouloir garantir pour toutes et tous le droit au travail dans des conditions équitables.

Durée du projet
01.12.2018 – 20.11.2022

Collaborateurs/trices

  • Nicolas Bueno, professeur assistant, UniDistance Suisse

Financement

  • Fonds National Suisse (FNS), Ambizione

Institution principale

  • Université de Zurich, Centre de compétence sur les droits humains

Liens

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